Dijon 3 rêves

“Dijon 3 rêves” était en fait 3 fictions d’une durée totale de 60 minutes, qui devaient illustrer un jeu télévisé, “Tous contre trois”, une festivité qui n’a laissé aucune trace dans les mémoires, mais les films subsistent.

“Dijon 3 rêves” est composé de trois volets. Les rôles sont tenus par des comédiens du Théâtre de Bourgogne.

Le rêve des ducs de Bourgogne.

Le rêve des ducs de Bourgogne.

- Le rêve des ducs de Bourgogne commence par l’enterrement d’un duc par ses fous, accompagné d’un lugubre hymne au “festin de la mort”, qui se termine par l’envoi en l’air d’une dépouille en chiffons, suivi d’un charivari grotesque. Dans les cuisines ducales, les fous en rut dansent avec les servantes sur la table de préparation encombrée de victuailles qu’ils piétinent.

Le rêve des cheminots.

Le rêve des cheminots (photo de plateau).

- Le rêve de l’ingénieur Henry Darcy qui réussit à convaincre les autorités de construire une ligne de chemin de fer menant de Paris à Lyon, via Dijon, qui deviendra le PLM. C’est sur un chantier du tunnel de Blaizy-Bas, construit au milieu du 19ème siècle, une prouesse technique de plus de 4 kilomètres, que des cheminots, profitant de leur pause repas, évoquent leurs projets personnels.

Le rêve du chanoine : la cérémonie du kir.

Le rêve du chanoine : la cérémonie du kir.

- Le rêve du chanoine Kir, soucieux d’un internationalisme de façade fêté à grand renfort de kirs, la boisson qui porte désormais son nom, qui voulait conserver les titres de noblesse de sa petite ville bourgeoise, en lui évitant l’arrivée d’usines et d’ouvriers, donc de “rouges”, et qui, à force de serrer sa ceinture en ce domaine, gagna deux bretelles, l’une de l’A6 (A38), l’autre du TGV qui passe bien à Dijon, mais à petite vitesse. Rêve ralenti ou décadence d’une ville?